Le poème de la gloire

20.05.16 by

Les yeux marbrés, les mains apparentées,
Le ciel au-dessus, la Terre poétisée,
La magma coloriée depuis la sagesse,
Crachant des molécules pourries desormais,
Lorsque un astre peut-être lumineux, peut-être universel,
Devina le jour de son propre mystère,
Que les savants connurent telle une petite libelle,
Une indigence parfaite conçue par la misère,
Alors le temps vivant, échéant de la paix,
S’appuya au mot que les paroles blamèrent.

La joue palide, les lèvres antinomiques,
De sa longueur en-bas triste et métaphysique,
Du temps éternisant dans le passé récent,
Une voie intarissable sur coup pétrifiant,
Tel un vénétique perdu au monde parmi
Les feuilles des peupliers, les traces des ennemis,
N’ eussé-t-il qu’un tonneau à résonner diffus,
Pour que les secondes chassassent l’infini perdu!
Á faire de son mieux, pour qui, on se demande:
-Pour peu que l’incertain y demeure hors du blanc!
De sa nature bénite par son naturel,
Le lotus changea de ses propres odeurs,
Comme les enfants chassèrent le cercle chimérique,
L’arrondissant par leur magie autant famélique,
D’un jour à l’autre y compris le présent,
Des cadeaux périssables devinrent incessants,
Sur une feuille qui s’élance tel un aéromodèle,
Le rêve de leur enfance autant singulier,
Clama les voix unies des pages, des princesses,
Pour l’avenir défit par un tissue qui blesse.

Pourris par la pluie, rameau par rameau,
Et vie contre la vie crachant sur le tonneau,
Des sons entremêlants avant que la chanson,
Puise d’une aire déchéante, forcément indigo,
Tellement l’Univers connut la partition,
Que les poètes finirent par se taire d’un seul mot.
La vanité du temps aussi que l’ephémère,
Conquirent depuis l’harmonieuse sphère,
Á présent que les feuilles des peupliers bourgeonnent,
Que je revis le rêve, que j’atermoie les sons!
Le vent ventant la nuit me remit hors la loi,
Fragile que je le suis, j’ecrivis pour la foi,
Un poème de la gloire à bannir le naturel,
Pour tous ceux qui adorent les pléiades du ciel,
Les astres clandestins au bout du firmament,
Devinrent toutefois les rayons d’un témoin…
Atermoyant le temps des neiges aussi bleues,
Convaicu par le jour millième à nouveau,
Perdus parmi les étoiles le millénaire rayonnant,
Á jamais dépourvu, les cadenas le sol maîtrisant,
Le siège irrévérentieux clama la voie des peuples,
Effaça les erreurs, en maudissant les autres.
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