La boîte aux souvenirs

17.05.16 by

Ensuivis par les ombres défiantes,
Que la nature vive depuis enchante,
Pardonnés par les paroles troublantes qui,
Sans arrêt, devinrent incessantes,
Condamnés dès que le vent atoutpuissant,
Venta le jour de sons inobligéants,
Personnifiés dans la poésie parmi
Les métaphores syncretiques et ravies,
Classifiés dans des idéaux
Surnommés tout simplement ”des tableaux”,
Déterminés par les arbres élancés
D’avec leur goût pour peu determiné,
Idéalisés ensuite sur la Terre,
N’eût-il qu’une journée à filer éphémère,
Unifiés au monde comme si auparavant
Le chemin appointa un devenir savant,
Inconnus, maugréants, et même dénervés,
Au pied d’une muraille les souvenirs y gisaient.
C’était une basilique dantesque que les enfants,
De leur curiosité juvénile et banale,
Essaièrent de bâtir sur des pâtés de sable,
Une tour singulière qui pour peu enchante.
De l’infini perdu j’allai les chasser
Pour me garder la foi au temps plus-que-parfait,
Lors de la perfection simple, dissimulée,
Rien au monde ne put et ne pourra la dévisager!
Dans la boîte argentée par les larmes
Les souvenirs d’hier aussi inoubliants,
Comme si la mémoire à jamais perdue
S’entêta de perdre les épistoles reconnues,
Comme si la nature charmante, bienveillante,
Me défia sur coup le passage du temps,
Les souvenirs-que faire de leur être?
Redeviennent un jour une ardoise en salpêtre,
Une étoile veille à leur éternité,
Étais-je là-bas la seule à la calquier?
Le rayon du Soleil rayonnant la vise défigurée
Pour que les souvenirs admissent le passé ravagé…
Étais-je une feuille de l’arbre qui trembla
Ou une poètesse à lui offrir la main,
Avant que l’infini qui l’astrolabe ait clamé
Se déroba à la vie pour laquelle il durait?
J’étais. Et tout ce qui compta pour le temps
Ne fut que l’ère atermoyée dans les terres à présent,
C’était alors que je connus l’être humain,
Et que de son innocence n’en demeura rien.
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